Allocation Dynamique des Voies de Circulation

advAvec l’aménagement de couloirs de bus ou de tramway on a organisé la congestion des voies de circulation restantes. Du bassin à flot à la place Gambetta c’est une file ininterrompue de voitures qui font du sur place à côté d’une voie pour bus vide. Ceux qui n’aiment pas la voiture par dogmatisme en sont très heureux par contre ceux qui doivent rentrer chez eux après une journée de travail moins. Ceux qui circulent tous les jours par obligation encore moins. Si il n’y a pas de bus c’est qu’il n’est simplement pas rentable de faire tourner des bus à vide. Et si les bus sont vides, c’est simplement parce que ce moyen de transport ne répond pas à tous les besoins. Se pose naturellement la question suivante ‘’doit on réserver un espace de voirie si important pour un usage si restreint’’. Économiquement la réponse est non. Écologiquement parlant c’est non aussi. Une voiture qui circule consomme moins qu’une voiture qui stagne. Si je prends comme exemple ma propre voiture elle est donnée par le constructeur pour une consommation de 7,2l en ville et 5,6l sur route. Dans la réalité elle consomme environ 8l en moyenne et plus de 10l en période de bouchons importants. Il est aujourd’hui possible grâce à la technique d’optimiser les voies de circulation on appelle cela l’allocation dynamique des voies de circulation. Le principe est simple à comprendre. Si vous n’avez pas de bus qui circule dans une voie prioritaire elle est rendue disponible pour les autres véhicules. Si un bus est en approche les autres véhicules doivent céder le passage au bus et se rabattre dans les autres voies. Si la voie de bus est bloquée par des véhicules et qu’un bus arrive, on passe les feux au vert pour libérer cette voie. Sur le papier c’est séduisant et techniquement c’est réalisable. Dans la réalité cela risque de s’avérer plus difficile à maitriser. Par contre c’est une voie qui à mon sens doit être explorée pour essayer de faciliter les déplacements et réduire la pollution. Ce n’est pas en bloquant les voitures que l’on diminue la pollution mais en fluidifiant le trafic. La technologie peut servir à cela mais si l’on ne se voile pas la face. En dix ans de mise en avant des transports en commun seul 1% des gens ont abandonnés leurs voitures. A ce rythme, il faudra 150 ans pour que l’ensemble des gens bascule vers le transport en commun. On pourrait être tenté d’appeler cela un constat d’échec. Ce serait le cas  si l’on ne tire pas les leçons de cette expérience et que l’on continu à stagner dans cette voie qui se révèle inappropriée à la majorité des gens qui se déplacent journellement. Repenser la ville oui mais dans sa réalité pas dans les rêves de quelques illuminés.

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